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Article au hasard
- Etude de la planète Mars
A quoi ressemble la surface de Mars ? Quelle est sa constitution ? Y a t-il de l'eau sur Mars ?
Voiçi un avant-goût des questions auxquels nous tenterons de répondre tout au long de cette première partie de notre étude... [Lire la suite]
Astrophysique - Posté le 30/04/04 à 17:20 par Quinn |
Finalement, la sonde Cassini a photographié Saturne en couleurs naturelles. Après avoir pris des images en ultraviolet, infrarouge, bleu et rouge, la sonde a réussi à prendre un panorama complet en vraies couleurs de la planète gazeuse, distante alors de 47.7 millions de kilomètres. L'image, prise le 27 Mars 2004 montre la planète comme on pourrait la voir à proximité, reconstituée de trois principales couleurs : rouge, vert et bleu (système RVB). L'échelle est de 286 km/px (kilomètres par pixel). Les variations de couleurs ainsi que le contraste entre les anneaux de la planète et son hémisphère sud sont plus claires que jamais. Ces variations impliquent une large palette de diverses compositions dont la nature est le but de cette investigation menée par les scientifiques de Cassini et ce à mesure que la mission progresse.
La luminosité du ruban bleu de l'hémisphère nord (cf. image) est la conséquence de la réflexion de la lumière du soleil par les gaz des nuages à haute altitude et à travers les anneaux de Saturne .
Par ailleurs, deux petites tâches noirs sont visibles dans l'hémisphère sud. Ces tâches sont très proches des endroits où Cassini remarqua deux tempêtes évoluant à la mi-Mars. Le devenir de ces tempêtes n'est pas très claire. Elles se rapprochent de plus en plus et peuvent d'un instant à l'autre fusionner ou alors se condenser en une seule masse. De futures analyses sur ces phénomène apporteront plus d'informations quant à l'origine de ces phénomènes complexes.
Les satellites naturels de Saturne : Enceladus, Mimas, Tethys, Epitmetheus sont présent dans l'image mais leur faible luminosité ne permet pas leur distinction et ce malgré l'optimisation de la luminosité de l'image lors de son traitement.
Astrophysique - Posté le 23/04/04 à 22:30 par Quinn |
La dernière image de la sonde Cassini de la NASA, nous montre Saturne sous quatre longueurs d'ondes :le rouge (727 nanomètres) et le bleu (440 nanomètres) (visibles par lil nu), l'ultraviolet (298 nanomètres) et l'infrarouge (930 nanomètres). Cette image, qui n'est qu'un montage de plusieurs images prises par la sonde démontre que Saturne nous cache encore beaucoup de secrets. Les photos indiquent plusieurs effets d'absorption et de réflexion de lumière sous différentes longueurs d'onde produits par les gaz atmosphériques et les nuages de la planète gazeuse.
La caméra de Cassini a pris quatre images en 20 minutes le 3 Avril dernier, quand la sonde était à 44,5 millions de kilomètres de la planète. Toutes les images montre la même face de Saturne.
Tous les gaz réfléchissent efficacement la lumière à longueur d'onde courte. C'est d'ailleurs pour cela que le ciel de la terre est bleu (le bleu est une longueur d'onde courte). Aussi, les gaz ont la particularité de réfléchir l'ultraviolet (et ils font ça mieux que pour les longueurs d'ondes courtes, sauf que l'ultraviolet n'appartient pas au domaine visible). Sur Saturne, l'hélium et l'hydrogène réfléchissent lultraviolet très nettement, ce qui leur confère une apparence d'une lumière très vive, forçant ainsi sur le contraste de l'atmosphère. Seuls les particules des nuages à haute altitude ont tendance à absorber l'ultraviolet, apparaissant alors noirs sur fond blanc (sur fond lumineux). Ceci expliquerait pourquoi l'anneau n'est pas tellement visible, pour ne pas dire invisible, sur l'image en ultraviolet. Le contraste est inversé sur l'image de longueur d'onde 727 nm (rouge) où la lumière est absorbée par le gaz de méthane mais réfléchie par les nuages à haute altitude. L'anneau est lumineux car ces nuages réfléchissent vivement la lumière avant même que la lumière n'atteigne le méthane qui l'absorbera alors.
La réflexion par les gaz atmosphérique est moins prononcée en longueur d'onde courte (particulièrement le bleu) qu'à l'ultraviolet. Dès lors, une partie de la lumière du soleil peut s'enfoncer à travers ces nuages et l'autre partie sera réfléchie faiblement. Le résultat est alors une image visible mais pas très nette de Saturne. Cette vue est très proche de ce que peut voir l'oeil.
Quant à l'infrarouge, l'absorption du méthane est bien présente mais à un degré inférieur à 727 nm, la longueur d'onde utilisée ici. Qu'est ce qui rend alors l'anneau brillant ? Quel est le facteur tendant à forcer le contraste ? Les scientifiques ne sont pas certains de ce qui pourrait bien produire ce contraste. Deux possibilités s'imposent : soit ce contraste est produit par les particules à hautes altitude, comme expliqué plus haut pour le cas de l'ultraviolet; ou alors la différence d'altitude des nuages et leur épaisseur. Un supplément de données de la sonde Cassini devrait répondre à cette question.
D'autre part, la lumière grise sur l'hémisphère nord de la planète apparaît clairement en ultraviolet et bleu. Et est quasiment invisible à longueurs d'ondes plus longues (rouge et infrarouge). Ceci est dû à l'épaisseur des nuages sur l'hémisphère nord. En règle générale, les longueurs d'ondes courtes sont réfléchies par les gaz procurant une luminance vive à la zone où ils se trouvent, tandis que les longueurs d'ondes plus longues sont absorbées par le méthane.
L'anneau de Saturne est visible à différentes longueurs d'ondes, sauf à l'ultraviolet où il apparaît alors noir car ses particules réfléchissent la lumière faiblement à ce niveau.
Astrophysique - Posté le 22/04/04 à 18:13 par Quinn |
Le télescope de rayons X de la NASA révèle d'une rare clarté l'énorme énergie dégagée par une supernovae. En l'occurrence, la puissance produite lors de l'explosion d'un étoile massive. L'image indique une "tache" blanche au centre, qui mesure environ 3 années-lumière de largeur, témoin d'une très grande énergie dégagée par l'étoile à neutron, ou le pulsar. Autour de cette tache, une nuage de gaz chauds de 40 années-lumière de diamètre et qui indique la propagation de l'onde de choc de la supernovae, baptisée SNR 0540-69.3.
Tournant autour de lui à une fréquence de 20 Hz (20 fois en une seconde), ce pulsar génère une puissance qui équivaut 30.000 soleils. Aussi, ce pulsar est étrangement similaire à celui de la nébuleuse du Crabe ( voir photo ), malgré l'énorme distance qui les sépare. Leur âge est pratiquement le même : 1000 années. Ils sont sources d'énormes jets de rayons-X et de particules à haute énergie. Et tous deux sont entourés d'une sorte de toile très fine de gaz froids et qui peuvent être observés dans le domaine du visible (0.4 - 0.8 µm).
Cependant, le nuage de gaz chaud (environ 50 millions degrés Celsius) présent dans SNR 0540-69.3 n'a pas son égale chez la nébuleuse du Crabe. Cette différence est due à des facteurs d'environnement. En effet, SNR 0540-69.3 se trouve dans un environnement qui présente des quantités importantes de gaz. Le choc d'explosion à chauffé ces gaz et ainsi créé le jet de rayons-X. Chez la nébuleuse du Crabe, la faible quantité des gaz présent dans la région n'a pas permis un tel effet malgré la même intensité d'explosion. Voir image de SN 0540-69.3
Pour plus d'informations, veuillez consulter notre article complet sur les pulsars et le pulsar de la nébuleuse du Crabe (Page 1 - Page 2 )
La surface de Titan dévoilée
Astrophysique - Posté le 16/04/04 à 04:34 par Quinn |
Titan, le plus grand satellite naturel de Saturne, est le seul à avoir une atmosphère composée principalement d'azote, comme celle de la terre, ainsi qu'une quantité importante de méthane. L'observatoire européen (ESO) vient de capturer les images les plus détaillées jamais prises de la surface de Titan en utilisant un nouvel instrument, le SDI, qui a été initialement conçu pour la prise d'images de planètes extrasolaires. Les images indiquent plusieurs régions de la surface avec différents niveaux de réflexion, avec notamment, des régions sombres (réflexion quasi nulle) qui ne seraient autre que des réservoirs d'hydrocarbures liquide. Des images plus détaillées feront suite à celles-çi avec l'arrivée du satellite Huygens, prévue en 2005, et qui devrait apporter plus de lumière à ce sujet. Cela procure à Titan une certaine similitude avec le cycle hydrologique de la terre, sauf que la surface du satellite présente des océans d'hydrocarbures.
Une nouvelle carte couvrant une très large partie de la surface de Titan a été établie (voir image).
La difficulté résidait dans l'imperméabilité de l'atmosphère de Titan, rendant toute observation de la surface impossible. Sachant que cette imperméabilité n'est autre qu'un barrage à certaines longueurs d'ondes de la lumière, le télescope a profité d'une longueur d'onde lumineuse et pu alors s'infiltrer dans l'atmosphère du satellite pour prendre les images. Cette longueur d'onde avoisine les 1.575 µm.
Rappelons que le VLT du Chili avait déjà utilisé le même procédé de fenêtre atmosphérique, ou encore l'infiltration de l'atmosphère à travers une certaine longueur d'onde, mais cependant, pour n'obtenir que des images de moindre qualité (résolution très faible) que celles prises cette fois ci avec l'observatoire européen.
Chandra observe un trou noir absorbant une étoile
Astrophysique - Posté le 20/02/04 à 13:56 par Quinn |
Un trou noir au coeur de la galaxie RX J1242-11 a été vu en train d'absorber une étoile et consommer son énergie. L'événement a été découvert avant-hier par le satellite allemand "Roentgen", qui indiquait alors un jet de rayons X renfermant plus d'énergie qu'une supernovae, au centre de la galaxie. Puis, l'événement a été suivi de près avec les télescopes spatiaux Chandra, et XMM-Newton, respectivement de la NASA et de l'ESA. Les astronomes pensent que l'étoile devait être propulsée grâce à une interaction avec une autre étoile, pour ensuite arriver aux portes du trou noir, et enfin, finir sa course sous l'effet d'extraodinaires forces en libérant une quantité incroyable d'énergie.
Ce qui n'était qu'une théorie auparavant s'est confirmé par cette observation aux rayons X. Ceci nous renseigne aussi sur la vie d'un trou noir. L'étoile, en s'approchant de l'énorme gravité du trou noir a été complètement anéantie en une incroyable énergie qui a servi à alimenter le trou noir, et de ce fait, accroître sa puissance. Ce genre d'observation ne peut donc qu'être un facteur principal pour déterminer la vitesse de croissance des trous noirs.
A l'avenir, des recherches en utilisant Chandra, XMM-Newton et le futur Constellation-X et des instruments de surveillance pourraient nous en dire plus sur ces extrêmes lois de la physique pratiquées au sein du trou noir. Voir photo du trou noir et ses jets de Rayons X
Etes-vous pour une version plus légere du site (niveau graphismes) ?
Oui, le site est trop lourd à charger Oui, mais en gardant la version actuelle (Faire un thème plus léger) Non, je préfère continuer sous cette version