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Les Pulsars ou étoiles à neutrons sont de nouveaux objets pour l'astrophysique. Découverts récemment, ils n'ont pas fini de donner du fil à retordre aux scientifiques. Voyons ce qu'il en est... [Lire la suite]
Astronautique - Posté le 15/07/04 à 00:23 par Vyeron |
Le patron de la Nasa, Sean O'Keefe, a assuré que l'agence spatiale continuait d'examiner toutes les options pour prolonger la vie du télescope spatial Hubble, sans néanmoins s'engager sur une mission habitée pour le sauver, selon un communiqué reçu mercredi.
M. O'Keefe réagissait au rapport d'une commission d'experts de l'Académie des sciences demandant à la Nasa "de ne prendre aucune action qui rendrait impossible une mission de la navette spatiale vers le télescope Hubble", tout en affirmant que cet observatoire orbital ne doit pas être abandonné.
En janvier, le patron de la Nasa avait annoncé l'annulation d'une mission de la navette prévue en 2005 pour réparer Hubble, privilégiant une mission robotisée pour permettre au télescope de fonctionner jusqu'à l'arrivée de son remplaçant à l'horizon 2011.
La décision était motivée par de nouveaux critères de sécurité adoptés pour les vols de navette depuis l'accident de Columbia en février 2003.
Ces vols, qui doivent reprendre en mars 2005, devront tous être à destination de la Station Spatiale Internationale pour permettre aux astronautes de s'assurer que la navette n'a pas subi de dégâts au décollage, et de se réfugier sur le laboratoire orbital en cas de problème.
Dans sa dernière déclaration, M. O'Keefe ne s'engage pas sur un vol habité mais rappelle que "les défis posés par une mission robotisée sont en cours d'examen. Nous poursuivrons nos efforts pour évaluer des options d'entretien innovantes" du télescope.
M. O'Keefe promet de "garder les options ouvertes pour garantir le meilleur résultat possible", et il se déclare d'accord avec le comité d'experts pour estimer que Hubble est "le plus important télescope de l'histoire".
Le président républicain de la commission des sciences de la Chambre des représentants, Sherwood Boehlert, se félicite pour sa part du rapport de l'Académie des sciences et s'engage à "travailler avec la Nasa pour assurer que l'agence garde toutes les options ouvertes et met de côté les fonds nécessaires pour toute mission, habitée ou robotisée".
Hubble a besoin de batteries et de nouveaux gyroscopes. La décision d'annuler la dernière mission d'entretien de Hubble avait suscité une levée de bouclier des scientifiques et plusieurs élus avaient entamé une campagne au Congrès pour trouver une solution permettant de prolonger sa vie.
Si rien n'est fait, Hubble, initialement conçu pour durer jusqu'en 2005, pourrait survivre jusqu'en 2007. Son énergie sert à manoeuvrer le télescope et le pointer en direction des zones de l'univers que souhaitent étudier les astronomes. L'énergie permet aussi de le maintenir à température constante, évitant que le gel ne détruise irrémédiablement ses instruments.
Lancement du plus gros satellite de télécommunications au monde
Astronautique - Posté le 12/07/04 à 18:07 par Vyeron |
Le plus gros satellite de télécommunications au monde, Anik-F2, doit être mis sur orbite dans la nuit de lundi à mardi par une fusée Ariane-5 (vol 163) pour le compte de l'opérateur canadien Télésat, a-t-on appris vendredi auprès de la société Arianespace.
Le décollage de la fusée Ariane-5 G (G pour "générique", version de base du lanceur européen) du Centre spatial guyanais (CSG) de Kourou (Guyane française) est prévu le 12 juillet "le plus tôt possible" à l'intérieur d'une fenêtre de lancement allant de 21h43 à 22h29 (00h43 à 01h29 GMT, soit 02h43 à 03h29 heure de Paris, le 13), précise la société de gestion et de commercialisation des fusées Ariane.
D'une masse au décollage de 5.950 kg, Anik-F2 a été construit par Boeing Satellite Systems (BSS) à El Secundo, en Californie. Il doit assurer, pendant plus de quinze ans, à partir de son orbite géostationnaire (36.000 km au-dessus de l'équateur) par 111,1 degrés ouest (au-dessus du Pacifique), l'accès à Internet ainsi que des services de télécommunications numériques et la transmission d'images sur toute l'Amérique du Nord.
Anik-F2 est le cinquième satellite confié au lanceur européen par Télésat, filiale à part entière de Bell Canada Entreprise (BCE), basée à Ottawa. Les satellites précédents partis de Kourou sont Anik-E2, lancé en avril 1991, Anik-E1 (septembre 1991), MSAT (avril 1996) et Anik-F1 (novembre 2000).
Ce lancement sera le deuxième de l'année d'une Ariane, après la mise sur orbite, le 2 mars, de la sonde européenne Rosetta en direction de la comète Churyumov-Gerasimenko.
Cassini plus près que jamais de Saturne
Astronautique - Posté le 30/06/04 à 14:39 par Vyeron |
La sonde américano-européenne Cassini-Huygens est dans le voisinage immédiat de Saturne au terme d'un voyage de sept ans qui devrait être couronné jeudi par sa mise en orbite, ont confirmé mardi les responsables de la mission.
A 2H36 GMT jeudi, l'engin débutera ses manoeuvres avec la mise à feu de son moteur qui doit brûler pendant 96 minutes pour ralentir et permettre la capture de Cassini-Huygens par la force gravitationnelle de Saturne, une étape critique de la mission d'un coût de 3,3 milliards de dollars.
Pour réussir, "tout doit être parfait, le moteur doit brûler pendant 96 minutes, les virages doivent intervenir au bon moment, les ordinateurs doivent contrôler la séquence même en cas d'événement imprévu", a expliqué Robert Mitchell, directeur de la mission au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie) où est situé le centre de contrôle.
"L'engin spatial est programmé pour continuer même en cas d'urgence. Avec un temps de communication dans chaque sens d'une heure et 24 minutes, nous avons dû apprendre à l'engin à se débrouiller. Nous ne voulons pas que Cassini appelle la maison en cas de problème, nous voulons qu'il continue, c'est ce que nous lui avons dit", a poursuivi M. Mitchell dans un communiqué.
Pendant son injection en orbite, la sonde va voler plus près de Saturne qu'à tout autre moment de ses quatre années de mission à venir, donnant l'occasion d'étudier cette planète à environ 20.000 km de distance.
"En un sens, Cassini et la sonde Huygens sont des machines à remonter le temps nous permettant d'examiner un monde que nous n'avons encore jamais vu, un monde qui pourrait ressembler au nôtre il y a 4,5 milliards d'années", a dit Jean-Pierre Lebreton, responsable de la sonde Huygens fournie par l'Agence spatiale européenne (ESA).
Le 25 décembre, Cassini libérera Huygens qui prendra le chemin de Titan, la plus grosse lune de Saturne, et sera le premier engin à se poser sur le satellite naturel d'une autre planète.
Objectif: Lune pour Bush et l'Amérique
Astronautique - Posté le 17/06/04 à 15:56 par Vyeron |
L'objectif fixé par le président américain George W. Bush d'un retour des Américains sur la Lune avant un éventuel voyage vers Mars et d'autres planètes ne pourra être atteint qu'en ouvrant la conquête spatiale au secteur privé, a recommandé mercredi un comité d'experts.
Ses membres souhaitent voir une réorganisation de la Nasa, qui devrait se concentrer sur les vols habités, tandis que le secteur privé prendrait un rôle leader dans les lancements de satellites et les vols robotisés.
"La relation de la Nasa avec le secteur privé, sa structure, sa culture des affaires et son management, tous largement hérités de l'époque Apollo, doivent être transformés de façon décisive pour mettre en oeuvre la nouvelle vision d'exploration spatiale multi-décennale", écrivent les membres de ce comité dans un rapport de 60 pages.
Ses auteurs estiment encore que l'agence spatiale américaine ne doit travailler seule que "dans les domaines où une démonstration irréfutable est faite que seul le secteur public peut réaliser l'activité en question".
L'administrateur de la Nasa, Sean O'Keefe, a réagi en assurant que "les recommandations influenceront notre travail et nous guideront pour une transformation de la Nasa, essentielle si nous voulons être capables de remplir les critères de l'initiative" lancée par M. Bush.
Le président, qui brigue un second mandat en novembre, avait annoncé le 14 janvier dernier son objectif d'envoyer des hommes sur la Lune à partir de 2015, en préparation de missions humaines d'exploration d'autres planètes du système solaire à l'horizon 2030.
Son annonce, faite moins d'un an après la catastrophe de la navette Columbia et la mort de ses sept membres d'équipage, avait suscité des critiques au Congrès en raison de son coût. M. Bush a demandé une première rallonge budgétaire d'un milliard de dollars sur cinq ans mais les experts estiment qu'un programme aussi ambitieux coûterait plusieurs centaines de milliards.
Pour éviter aux contribuables d'en assumer la charge, les membres du comité estiment que "la commercialisation de l'espace devrait être une priorité et la création d'une industrie spatiale en serait l'un des principaux bénéfices".
"Aujourd'hui, une industrie spatiale indépendante n'existe pas vraiment. Au lieu de cela, nous avons des programmes spatiaux divers subventionnés par le gouvernement et leurs fournisseurs. Dans les prochaines décennies, si le projet d'exploration le permet, une industrie nouvelle peut émerger et tirer profit de l'espace", selon le rapport.
Le comité souligne que le secteur privé devrait "assumer le premier rôle pour fournir ses services à la Nasa et quasiment immédiatement pour l'accès à l'orbite terrestre basse", signifiant son souhait de retirer au secteur public son rôle actuel dans le lancement des satellites américains.
Les membres du comité, choisis par la Maison Blanche, étaient présidés par Edward Aldridge, ancien président de la filiale systèmes électroniques du groupe aéronautique McDonnell Douglas.
La Nasa est déjà largement engagé dans une réforme. Son organisation avait été sévèrement critiquée par le comité d'enquête sur l'accident de Columbia pour sa culture d'entreprise, tout autant responsable de la catastrophe que les défaillances techniques ayant causé la destruction de la navette.
Les dernières recommandations pour un transfert d'activités vers le privé pourraient néanmoins être perçues comme augmentant les risques. Le comité d'enquête sur Columbia s'était s'inquiété du rôle grandissant des sous-traitants de la Nasa, dont la logique de rentabilité peut nuire à la sécurité des astronautes.
Les premières photos de Phoebé
Astronautique - Posté le 14/06/04 à 23:03 par Vyeron |
La sonde Cassini-Huygens a envoyé des photos de Phoebé, le plus gros et le plus éloigné des satellites naturels dit "extérieur" de Saturne, qui révèlent une surface burinée par les âges et percée de cratères, a-t-on appris lundi auprès de la Nasa.
"Quelles images spectaculaires, si nettes, claires et montrant tellement de caractéristiques géologiques, grandes et petites", s'est enthousiasmé Carolyn Porco, responsable de l'équipe d'imagerie de l'Institut de science spatiale de Boulder (Colorado, ouest).
"Phoebé est un corps comportant de nombreux cratères, nous pourrions être en train de regarder une pièce issue de la formation du système solaire datant de 4,5 milliards d'années", a estimé Torrence Johnson, responsable de l'imagerie pour la mission Cassini au Jet Propulsion Laboratory de la Nasa à Pasadena (Californie, ouest).
Pour Gerhard Neukum, membre de l'équipe et professeur à l'Université libre de Berlin, "il est assez clair que de nombreux cratères inférieurs à un kilomètre sont visibles, ce qui signifie que de nombreux projectiles inférieurs à 100 mètres ont frappé Phoebé". Il est impossible de dire si ces projectiles venaient du système de Saturne ou de l'extérieur.
"En regardant ces gros cratères de 50 m, on peut se demander si (la matière) éjectée par l'impact pourrait avoir constitué les autres petites lunes en orbite autour de Saturne sur une trajectoire similaire à Phoebé", a commenté Joseph Burns, membre de l'équipe et professeur à l'Université Cornell d'Ithaca (New York).
La sonde est passée au plus près de Phoebé, à 2.068 km, vendredi et le signal du passage a été reçu le lendemain par la Nasa.
La dernière visite aux abords de Phoebé remonte à 1981 quand la sonde Voyager 2 était passée à 2,2 millions de kilomètres, soit une distance 1.000 fois supérieure.
Cette lune de 220 km de diamètre est située à près de 13 millions de kilomètres de Saturne. Elle avait été découverte en 1898 par l'astronome américain William Henry Pickering.
La mission Cassini-Huygens, d'un coût de trois milliards de dollars, doit permettre d'étudier la planète pendant quatre ans, ainsi que ses anneaux et ses principales lunes. C'est un projet conjoint de la Nasa et de l'Agence spatiale européenne (ESA).
La sonde doit se mettre en orbite autour de Saturne le 30 juin, après une dernière correction de trajectoire le 16 juin, au terme d'un voyage de 3,5 milliards de km entamé en 1997.
L'engin lancé le 15 octobre 1997 se compose d'un orbiteur (Cassini) doté de 12 instruments et d'une sonde (Huygens) qui comprend six instruments.
Pendant sa mission, Cassini devrait passer à proximité de 31 lunes connues de Saturne, sixième planète en partant du Soleil et deuxième plus grosse du système solaire après Jupiter.
L'étude de la plus grosse lune de Saturne, Titan, est au coeur de cette mission. Le 25 décembre, Cassini devrait libérer la sonde Huygens qui prendra le chemin de Titan et sera le premier engin à aller se poser sur le satellite naturel d'une autre planète.
Le 14 janvier 2005, après 20 jours de chute, la sonde pénètrera dans l'atmosphère de Titan, déployant son parachute et débutant deux heures et demie d'observation scientifique, dont les données seront transmises à Cassini qui servira de relais vers la Terre.
Titan, d'un diamètre de plus de 5.000 kilomètres, est situé à 1,2 million de km de Saturne.
La Nasa a construit Cassini, tandis que l'ESA se chargeait de Huygens, opéré à partir d'un centre de contrôle situé à Darmstadt (Allemagne).
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