Après avoir franchi le pas en observant les cratères lunaires, lastronome amateur attaque lobservation des planètes. Mais le problème cest quil faudrait faire la différence entre une planète et une étoile dans le ciel nocturne. Et pour cela, lamateur se doit de connaître/découvrir les caractéristiques de chaque planète.
Citons par exemple Mercure, qui ne peut s'observer quen labsence du Soleil (après le coucher et avant le lever). De plus, Mercure nest visible que quelques heures après le coucher et quelques heures avant le lever, et qui atteint alors une magnitude de 2. On peut repérer Mercure sur lhorizon facilement.
Vénus, présente à peu de choses près, les mêmes caractéristiques que Mercure quant à sa visibilité, après le coucher et avant le lever du Soleil. Mais se différencie de sa voisine de par sa brillance. Vénus, surnommée létoile du berger, est très lumineuse (magnitude comprise entre -3,5 et -4,5). Elle remporte la palme de la planète la plus brillante vue de la terre.
On peut distinguer Mars très facilement dans le ciel, grâce à sa couleur orange / rouge. Cette couleur est due aux tempêtes sur sa surface qui soulèvent la poussière du sol martien de couleur orange. Sa magnitude peut atteindre -2,9, un maximum déclat, et qui se produira le 28 Août 2003 (voir la news sur ce sujet). Mais sa magnitude peut aussi descendre à +1,8, et là, la planète rouge devient quasiment invisible à lil nu. Mars est brillante durant les alignements, oppositions, comme celle du 28 Août. Pendant les autres périodes de lannée, sa magnitude varie.
Jupiter fait aussi partie des planètes brillantes, avec une magnitude comprise entre -1,7 et -2,5. Elle se trouve dans la constellation des Gémeaux durant cette période de lannée et entre dans la constellation du Cancer fin novembre, et elle est lastre le plus brillant de sa constellation.
Saturne présente les mêmes caractéristiques que Jupiter, mais elle est située bien plus loin. Sa magnitude est aussi plus faible, entre +0,8 et +1,3. Saturne met plus de vingt-neuf ans à faire le tour du Soleil et elle reste donc de longs mois dans la même constellation.
Uranus, avec une magnitude de +5,7, est visible à l'oeil nu. En fait, une très bonne vue, un ciel parfait et une excellente connaissance des constellations peuvent, seuls, laisser envisager son repérage visuel.
Quant à Neptune, elle est hors de portée du repérage visuel, sa brillance étant trop faible. Pour regarder Neptune et Uranus, il faut donc recourir à une paire de jumelles, à une lunette ou à un télescope.
Pour la localisation proprement dite des planètes, le mieux est encore de faire appel à une carte mobile du ciel. Ce type de cartes se règle en fonction de la date et de l'heure d'observation et indique le ciel alors visible. Les plus complètes sont pourvues d'un système de coordonnées célestes à partir duquel il est facile de trouver la position de la planète recherchée parmi les constellations. Il y a aussi une autre solution : c'est l'observation des conjonctions. Il s'agit d'un phénomène apparent qui fait que, chaque mois, la Lune, dans son mouvement à travers le ciel, " passe " à proximité des planètes. Lorsque cet écart est minimum, il y a conjonction ou rapprochement. Ce soir-là, en raison de l'éclat de la Lune, pratiquement aucune étoile n'est visible à proximité. Si une planète dont la magnitude est plus importante que celle des étoiles se trouve tout près, elle est alors identifiée sans risque de se tromper. Le lendemain, la Lune se sera déplacée de façon importante, environ vingt-six fois son diamètre. Si vous observez à la même heure que la veille, la planète sera, elle, à peu près à la même place dans le ciel !